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Développement agricole
AINGAVAO

L'activité AINGAVAO

Les principales activités du projet AINGAVAO du Relais Madagascar reposent sur la relance et l’exploitation d’une rizerie située à 35Km de Fianarantsoa, dans la commune d’ISORANA. Cette unité s’approvisionne dans le district de l’ISANDRA et vise une taille critique pour pouvoir peser sur le marché régional.

L’activité s’axe sur 3 points :

Une collecte éthique en appui au développement rural
L’exploitation de la rizerie et la création d’emplois « sauce Relais »
La commercialisation non spéculative au profit des petits revendeurs

Développement agricole AINGAVAO

L'activité AINGAVAO

Le principe du commerce équitable est de mieux répartir les richesses. La démarche du Relais Madagasikara plus loin en démontrant que l’on peut équilibrer la filière, en faire profiter un plus grand nombre, mais surtout conscientiser et encourager les paysans à prendre part à leur propre développement.

Concrètement, c’est un partenariat gagnant-gagnant entre l’entreprise et les groupements paysans, dont le pilier et la force sont la relation économique saine.

Nous garantissons un prix Paddy éthique, proposons des formations et du matériel agricole, organisons des groupements d’associations pour les défendre, réfléchissons à des systèmes sociaux dans les campagnes …

Les paysans partenaires s’engagent sur des critères de qualité, sur l’application des méthodes, sur l’envoi des enfants à l’école, mutualisent leurs connaissances avec leurs entourages, …

 

L'usinage du Paddy, créer des emplois industriels en zone rurale

L’activité d’usinage du Paddy emploie une quarantaine de personnes salariées. Une année a été nécessaire aux équipes du Relais Madagascarpour redémarrer la rizerie abandonnée depuis 15 ans. Installée en 1967, elle a fonctionné pendant des années sous le nom de SICI (Société Industrielle et Coopérative de l’Isandra), à une époque ou Madagascar était encore auto-suffisant en riz.

Le procédé de traitement du Paddy est classique. Il consiste en une succession d’étapes : nettoyer, décortiquer le Paddy de son enveloppe (la balle), trier, blanchir et le calibrer en produit fini dénommé Riz Blanc.

La machine du Relais Madagascar est unique à Fianarantsoa. Historiquement, 7 rizeries fonctionnaient. Désormais, ce sont de petites machines « décortiqueuses » qui ont pris le relais. Le redémarrage d’une vraie rizerie, permet de garantir aux consommateurs un produit de qualité, sans cailloux et autres impuretés, et d’envisager de redonner à la région, une place de producteur de Riz.

L'activité AINGAVAO

Le marché du Riz est un marché spéculatif qui profite finalement à quelques personnes. En période de soudure, les prix flambent. Ainsi, nous privilégions la vente aux petits revendeurs, à prix grossiste, pour leur permettre de créer eux-mêmes leurs propres bénéfices et activités. Notre souhait est également de ne vendre que localement sur Fianarantsoa pour peser sur le marché local et éviter les fortes fluctuations. Enfin, le consommateur se voit offrir un riz de qualité.

 

Partenariat OP et LE RELAIS

Objectif : Partenariat gagnant – gagnant entre Paysans riziculteurs et Usinier décortiqueur

Mais comment se différencier des collecteurs et usiniers « classique » et comment améliorer cette activité Riz à la sauce Relais. Initié dès la relance de l’usine, la démarche de créer une filière plus éthique se renforce au fil des années.

Des choix stratégiques :

Comment faire pour améliorer la qualité, que les paysans soient mieux rémunérer et que l’entreprise ne perde pas, et sans concurrencer les collecteurs de paddy tout venant ? Le « Vary Lava » s’est imposé à nous.

– Comment faire pour produire plus ? Promouvoir le SRI ou Système de Riziculture Intensive, faciliter sa mise en oeuvre par des crédits campagnes et assurer le suivi.

– Comment assurer la traçabilité et le remboursement de crédits ? Une organisation basée sur le partenariat OP-Le Relais

Les actions concrètes

Création d’une ferme expérimentale, terrain d’essai et de formation.
Fédération en groupement des associations paysannes partenaires.
Mise en place d’un système de micro-crédit avec remboursement en Paddy.

Nous éprouvons les techniques de riziculture connues et essayons d’en améliorer et d’y former les groupements paysans partenaires. Ce centre sert également de plate-forme d’expérimentation et de développement de matériels agricoles innovants et adaptés.

La sauce Relais :

 Assurer à prix fixe, constant sur toute la campagne l’achat de paddy à long grain, aider les paysans sur les plan technique et plan social.

Photo de Hery Zo

Hery Zo

Designer et directeur créatif

Je m’appelle Razafindrazaka Hery Zo Ramamonjy, j’ai 24 ans et je suis co-fondateur, designer et directeur créatif chez Afo.
J’ai cocréé Afo en 2017 avec Mahefinilanto Voary Mendrika, qui est aujourd’hui notre responsable de production et logistique.
En 2019, nous avons déposé notre marque sans idées précises de ce que l’on voulait en faire, avant de se lancer « officiellement » en 2020 et formaliser notre petite entreprise en 2021.
La période entre 2017 et 2020 était essentiellement constituée d’apprentissage, d’auto-formation et de constitution d’un fonds de départ pour notre projet par nos propres moyens.
Nous n’avions pas forcément une expérience ultrasolide dans le secteur de l’habillement, ni même les « relations clés » et encore moins les moyens financiers suffisants et nécessaires mais nous nous sommes laissés guidés par la passion et par notre vision (et oui, c’est cliché mais c’est la réalité).
Nous étions particulièrement intrigués par la quasi-inexistence de marques locales auxquelles nous aurions pu nous identifier. En effet, à chaque fois que l’on se mettait à penser à une marque qui nous inspirait, des marques comme Nike, Adidas, Puma, … venaient très facilement et très vite à l’esprit.
On a commencé à se pencher sur le pourquoi de tout ça. Qu’est-ce qui faisait la singularité d’une marque ? Qu’est-ce qui était différent dans la démarche des grosses multinationales ? Les
préférences sur le design, le logo, le nom et le produit en lui-même semblaient subjectifs et rarement réellement fondées car il y avait cette autre chose que l’on avait du mal à définir qui influençait nos choix.
Après longue réflexion, nous en sommes arrivés à la conclusion que, tout simplement, le marché local a une forte préférence pour les grandes marques multinationales car celles-ci ont su asseoir une
réelle culture à l’échelle mondiale ces 30 dernières années afin de faire vendre leurs produits quand les acteurs locaux cherchent juste à vendre pour vendre, en surfant d’un buzz à un autre au
détriment d’une stratégie de marque à long-terme. Peut-être, avons-nous torts de penser ainsi ?
Cela importait peu car on était convaincus d’une chose : on voulait tout sauf ça. On voulait exprimer notre créativité, créer notre propre culture et la partager afin de changer les perceptions péjoratives du « Vita Gasy ». On voulait apporter de la valeur, bâtir des fondations solides pour la marque et exploiter ce qu’il y avait de plus profond dans la créativité et le savoir-faire Malagasy, quitte à tomber plusieurs fois car on s’en relèverait de toute manière.

Afo est la rencontre entre nos idées les plus complexes et nos idées les plus simples : sur le court-terme on est sur une course contre la montre, à enchaîner action après action ; mais sur le long-terme on était patients.

Voilà les raisons derrière notre devise, « Create to inspire ».